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mardi 11 septembre 2007

Mon âme idéale... mon Idylle

Mon album coup de coeur musique en cette fin d'été 2007 est DivinIdylle, le dernier de Vanessa Paradis. Vanessa revient après une absence de 7 ans... Où "il s'est passé essentiellement un bébé et 2 films et la chance de pouvoir prendre le temps de vivre et de réfléchir à comment faire bien cet album*".

Le single éponyme est déjà sur toutes les radios périphériques. A contre-courant de ce qu’on entend en ce moment, les textes très courts et entièrement en Français sont positifs et gais, une volonté de Vanessa "de rester dans le beau et ce qui fait rêver*". Des opus signés Paradis, Chamfort, Fontaine, Chédid, Fersen, Fauque et Golmanas pour les paroles, les musiques ou arrangements.

Textes positifs et gais... c’est pour ça que j’affectionne le contre-pied de Junior suite signé Didier Golmanas et Alain Chamfort un titre à la tonalité plus sombre… "Solitude et détresse*"... "ça fait partie de la vie, ça fait partie de la vie de chacun… et c’est bien de l’exprimer aussi pour l’expulser au plus vite…*" C'est aussi la chanson préférée de mon chéri - § Merci petit chef - et dans la même veine, mais bien que plus positive un autre morceau signé par Golmanas : L’incendie**.


Junior Suite - Les Piles - Divine Idylle - L'incendie**


J'connais des poissons contents

Ils ont l'air contents...
Mais qu'est-ce que j'pourrais bien faire dedans ?

Toutes ces choses qui m'viennent
Toutes ces choses qui m'quittent
Ces choses qui m'reviennent
Ces choses qui m'requittent

Faudrait qu'ça m'revienne
Avant qu'ça m'passe vite
Junior suite
Junior Suite - Alain Chamfort - Didier Golmanas

Un format très court, juste 35 minutes pour les 11 titres "pour donner un goût de revenez-y comme dirait ma grand'mère*" "...impossible de faire quelque chose de parfait, mais dans l'envie de s'en approcher, de faire quelque chose où on donne vraiment que l'essentiel et où on a presque un manque...*"

En bonus Emmenez-moi réarrangé à la façon d'un tango, surprenant à la première écoute quand on connaît l’original. Pour s'amuser de paradoxe, cette perle, douzième opus de "DivinIdylle" ne figure pas sur l’album sorti le 3 septembre dernier.

Je vous laisse la découvrir :


--
*Extraits de RTL- Laissez-vous tenter du 4 septembre 2007
** VP7

dimanche 19 août 2007

Federico García Lorca

Je ne sais que très peu de choses de lui…
Je le ne connais que par procuration, à travers la vie et l’œuvre d'un Maître qu’il a côtoyé et qu’il a aimé, à travers ce billet de Vincent
Je sais qu’il est mort fusillé un 19 août parce qu'il était jugé provocateur et qu'il était homosexuel dans cette Espagne tourmentée de 1936 réactionnaire et engoncée dans la religion...

Federico García Lorca y Encarnación López Júlvez

Le hasard du Net m'a fait découvrir cette chanson de lui :

Ame absente

A mi querida amiga Encarnación López Júlvez

Ni le taureau ni le figuier ne te connaissent,
Ni les chevaux ni les fourmis de ta maison.
Ni l'enfant ni le soir ne te connaît
Parce que tu es mort pour toujours.

Ni l'arrête de la pierre ne te connaît,
Ni le satin noir où tu te défais,
Ni ton souvenir muet ne te connaît
Parce que tu es mort pour toujours.

L'automne viendra avec ses conques,
Raisins de nuages et cimes regroupées,
Mais nul ne voudra regarder dans tes yeux
Parce que tu es mort pour toujours.

Parce que tu es mort pour toujours,
Comme tous les morts de la Terre,
Comme tous les morts qu'on oublie
Dans un amas de chiens éteints.

Nul ne te connaît plus. Non. Pourtant, moi, je te chante.
Je chante pour des lendemains ton allure et ta grâce.
La maturité insigne de ton savoir.
Ton appétit de mort et le goût de sa bouche.
La tristesse que cachaient ta joie et ta bravoure.

Il tardera longtemps à naître, s'il naît un jour,
Un Andalou si noble, si riche d'aventures.
Je chante son élégance sur un ton de plainte
Et je me souviens d'une brise triste dans les oliviers.


Traduction originale du poème en français; Sylvie Corpas© et Nicolas Pewny© :
(traduction agréée par la Fondation et les héritiers de Garcia Lorca)

Suit la version originale par respect envers l'auteur et pour tous ceux qui sauront l'apprécier

Alma ausente

No te conoce el toro ni la higuera,
ni caballos ni hormigas de tu casa.
No te conoce el niño ni la tarde
porque te has muerto para siempre.

No te conoce el lomo de la piedra,
ni el raso negro donde te destrozas.
No te conoce tu recuerdo mudo
porque te has muerto para siempre.

El otoño vendrá con caracolas,
uva de niebla y montes agrupados
pero nadie querrá mirar tus ojos
porque te has muerto para siempre.

Porque te has muerto para siempre,
como todos los muertos de la Tierra,
como todos los muertos que se olvidan
en un montón de perros apagados.

No te conoce nadie. No. Pero yo te canto.
Yo canto para luego tu perfil y tu gracia.
La madurez insigne de tu conocimiento.
Tu apetencia de muerte y el gusto de su boca.
La tristeza que tuvo tu valiente alegría.

Tardará mucho tiempo en nacer, si es que nace,
un andaluz tan claro, tan rico de aventura.
Yo canto su elegancia con palabras que gimen
y recuerdo una brisa triste por los olivos.

Federico Garcia Lorca

vendredi 3 août 2007

Gynécocratie de l’ombre et attractions désastres

Il y a des chansons qu’on entend à la radio, de ces chansons aux mélodies légères et aux paroles amusantes qu’on fredonne sans vraiment faire attention à ce qu’elles racontent. Un jour, on les écoute et un rien nous fait réaliser qu’elles ne sont pas aussi légères qu’il y paraît. Oui ! Un rien, un détail, un petit quelque chose qui aurait agi comme le ferait le révélateur sur l'image latente d'une pellicule...

En fait c’est juste le billet de Vincent sur la Feurst Lédi qui me fait écrire celui-ci... Ce n’est pas à proprement dit le révélateur de cette image latente dont j’ai parlé plus haut, mais juste un prétexte à l'écriture.

Sans faire référence explicitement à des personnages connus comme lui l’a fait, on se demande qui fait quoi et qui ou quoi manipule qui ? Ou de l’influence de la femme dans la vie des Hommes… De la corrélation qu’il existe entre le pouvoir, l’argent et l’amour… Piouf ! L’amour dans tous les sens du terme (dans toute l’essence du therm…) comme vous voudrez bien le comprendre. Et là, j'en reviens de suite aux chansons... Restons légers !

Je ne parle pas de Dave, même si en me torturant les méninges je pourrais extraire un quelconque message philosophique à Vanina "...rappelle-toi que je ne suis rien sans toi-ha-ha ! …"

Dans ces chansons, que je dis "légères" et qui pour moi résument à elles seules l’histoire du monde je mettrais "Sous les jupes des filles" d'Alain Souchon et "Si la photo est bonne" de Barbara. Cette dernière collerait plus à l'actualité française du moment... Il y en a sûrement des centaines d’autres mais bon c’est mon choix, c’est mon blog...


Si parfois, ça les gène et qu'elles veulent pas
Qu'on regarde leurs guibolles, les garçons s'affolent de ça.
Alors faut que ça tombe:
Les hommes ou bien les palombes,
Les bières, les khmers rouges,
Le moindre chevreuil qui bouge.
Fanfare bleu blanc rage,
Verres de rouge et vert de rage,
L'honneur des milices,
Tu seras un homme, mon fils.
Paroles et musique : Alain Souchon - 1993





Moi qui suis femme de président,
J'en ai pas moins d'coeur pour autant,
De voir tomber des têtes,
A la fin, ça m'embête,
Et mon mari le président,
Qui m'aime bien qui m'aime tant,
Quand j'ai le coeur qui flanche,
Tripote la balance,
Si la photo est bonne,
Qu'on m'amène ce jeune homme,
Paroles et musique Barbara - 1965




Alors, démocratie ? Gynécocratie de l'ombre ? Je n'ai ni l'envie ni la compétence à apporter ici de réponse... il n'y a que deux textes qu'il m'amuse d'entendre en ce moment et qu'importe le manipulateur, puisqu'au final les manipulés sont les mêmes et qu'ils semblent aimer ça...
"... et puis t'es cocu, t'es cocu, et t'en redemandes"
Les Bronzés font du ski

lundi 9 juillet 2007

Laisse le vent emporter tout

Rassurez-vous, je ne vais pas tanner tout le monde avec ma chanteuse franco-québécoise préférée, j'aurai bien d'autres occasions de le faire... Je voudrais juste parler d'une chanson, sans doute une de mes chansons acoustiques préférées. Celle qui clôt l'abum Anamorphosée de Mylène Farmer. Une Chanson d'automne de Verlaine, empreinte de fatalité et d'amours mortes. Il y a plusieurs façons de vivre la fin d'un amour, l'abattement et le déni pour Verlaine, l'acceptation et le deuil pour Farmer. N'est-ce peut-être qu'une seule et même façon à des phases différentes du deuil ? Très certainement.

J'ai hésité longtemps... laquelle des trois versions vais-je pouvoir mettre ici ?

L'originale ?
Celle de l'album, probablement enregistrée en une seule prise selon les spécialistes parce que les souffles et la respiration de l'artiste y sont audibles.

Le Live à Bercy en 96 ?
Où Mylène à du mal à finir ses phrases tant l'émotion la submerge.

Non, j'ai mis la reprise de Donna de Lory, - L'ex-choriste de Madonna et de Farmer - lors d'un show-case en voix/guitare sèche, bien que peu connue, elle est chargée d'émotions et soutient - pour une reprise - la comparaison avec l'interprétation d'origine.


Mais tout ce qui s'est passé
Glisse à côté
Comme l'eau sur les joues
Rester comme ça attaché
Quand l'autre a quitté


Et tous ces mots qu'on a dit
Mots qu'on a fuit
Où sont ils allés
Rester comme ça attaché
Ne peut rien changer
Alors va


Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de tout
Laisse le vent emporter tout
laisse le vent prendre soin de tout


Je t'ai rêvé homme sans pied
Dieu ou névé
Ou comme un bruit doux
Là j'irai bien te chercher
J'ai tellement changé


Mais tout ce qui c'est passé
Glisse à côté
Comme l'eau sur les joues
Quand je t'ai pris par la main
C'était un matin
Bien


Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de tout
Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de nous

Paroles Mylène Farmer
Musique Laurent Boutonnat