Affichage des articles dont le libellé est Aire de repos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Aire de repos. Afficher tous les articles

lundi 13 août 2007

Bien-être

Bien-être : n.m. Invariable.

Etat d’être bien, satisfait dans ses besoins, ou exempt de besoins, d’inquiétudes ; sentiment agréable qui en résulte. ©-Larousse

---

Prendre l'exit du modèle théorique de Virginia Anderson qui se casse la gueule du haut de la pyramide de Maslow. Dépressive l'artiste !

---

Bien-être : n.m. très variable

Le bien-être est un état en équilibre instable ne reposant que sur peu de choses… des choses simples mais essentielles. ©-Balto

Moments privilégiés avec des personnes qu’on apprécie, des amis de toujours, des amis d’un soir d’été, des gens qu’on ne connaissait pas encore il y a une heure… avec qui on partage ces instants autour d’un verre de rosé et d’un repas simple, discutions partagées, superficielle et profonde, signes d’eau, signes d’air, des rires ou des soupirs, des regards et des sourires, un monde qu’on refait, une vie qu’on se fait. Le paradoxe du chat qui joue les chauves-souris, la serviette de bain qui s’effiloche, les chauves sourient, et les moustiques attaquent… C’est une belle journée, mais l’autre va se coucher... Je la rejoindrai peut-être… des souvenirs plein la tête.


On se quitte, on s’embrasse, signes de la main, dernier rond-point

Merci.





dimanche 5 août 2007

Merci petit chef !

Alors qu’une souris dans leur cuisine ferait grimper sur la table la plupart des ménagères, hier elles couraient toutes avec leurs mioches s’enfermer dans les salles obscures des cinés de quartier ou des complexes UGC pour aller voir… un rat !

Des seaux de pop-corn dans les mains, sans doute pour amadouer la bestiole, papa, maman, et les enfants étaient là.

Je sais bien qu’on peut aller voir un film Pixar les yeux fermés, enfin façon de parler… Raison de plus quand les critiques à la radio et à la télé sont plus qu’élogieuses, qu’on aime ce genre de distraction du samedi soir et qu’en plus vous avez un chéri qui fait une voix du film… à peine quelques secondes… écoutez-le… c’est lui qui parle juste au début. Et voilà qu’on se retrouve au milieu de la joyeuse ambiance familiale d’un samedi d’été au ciné plutôt que… que quoi d’ailleurs ?

Un rat dans une cuisine qui court autour des plats, se cache dans les réserves et tripote la nourriture avec ses pattes, même lavées… pouah ! Quelle vision les Américains ont-ils donc de la cuisine française et de l’hygiène dans nos restaurants ?

Avec Rémi le héros de ratatouille on fait complètement abstraction des ces questions bassement matérielles d’hygiène, le message ici c’est Gousteau, le chef 5 étoiles, qui le révèle : "Tout le monde peut devenir cuisinier !" Même… un rat ? Cette petite pensée quasi philosophique est expliquée par Ego le critique gastronomique à la fin du film : "Non pas que tout le monde deviendra un chef mais que la réussite profite à ceux qui s’en donnent les moyens. Soyez inventifs ! " et Rémi d'expliquer : "J’ai toujours été convaincu qu’en travaillant dur, avec un petit peu de chance, ce serait juste une question de temps avant qu’on découvre mon talent !"

Techniquement tout est parfait. Le Paris de jour et de nuit, des quais de Seine au canal St Martin, les arbres aux couleurs de l’automne, les 2cv, les DS, et les fourgonnettes Citroën comme on n’en voit plus, So typically French ! Ooh-la-la !
Des personnages attachants aux voix françaises parfaitement choisies Jean-Pierre Marielle, Camille ou Thierry Ragueneau, une animation fluide, jusqu’à se demander "comment ont-ils fait pour suivre avec une caméra la course effrénée de ce rat dans cette cuisine encombrée ?", des rendus de couleurs et de textures incroyables, le pelage bleuté de Remi, les mouvements d’eau…

L’histoire est bien ficelée, les personnages touchants, dialogues écrits au fil et qui savent vous tirer une larme quand il le faut… "Vous êtes tous les mêmes !" Nous dit Colette. Et pour apaiser les grand méchant et petit hargneux, toujours la même recette de la madeleine de Proust… ça tombe bien il est question de cuisine dans ratatouille ! Rat-a-Too-ee ! Dans la VO.

Les rêves des amoureux sont comme le bon vin
Ils donnent de la joie ou bien du chagrin

Le choix de Camille pour illustrer la BO est judicieux, sa voix est acidulée et un brin espiègle comme le petit rongeur, et puis ça change de toutes la gamineries dont nous avaient habitué les studios Disney par le passé. J’ai mis "le festin" à l’écoute… Une petite valse sympathique avec un brin d’accordéon comme j’aime.

Alors si j'ai un conseil à vous donner, faites comme Rémi : Courez et dégustez cette merveilleuse recette !




Le Festin,

Les rêves des amoureux sont comme le bon vin
Ils donnent de la joie ou bien du chagrin
Affaibli par la faim, je suis malheureux
Volant en chemin tout ce que je peux
Car rien n’est gratuit dans la vie...

L’espoir est un plat bien trop vite consommé
À sauter les repas, je suis habitué
Un voleur, solitaire, est triste à nourrir
À nous, je suis amer, je veux réussir
Car rien n’est gratuit dans la vie...

Jamais on ne me dira que la course aux étoiles, ça n’est pas pour moi
Laisser moi vous émerveillez, prendre mon envol
Nous allons enfin nous régaler...

La fête va enfin commencer
Et sortez les bouteilles, finis les ennuis

Je dresse la table, demain nouvelle vie
Je suis heureux à l’idée de ce nouveau destin
Une vie à me cacher, et puis libre enfin
Le festin est sur mon chemin...

Une vie à me cacher et puis libre enfin
Le festin est sur mon chemin...
Musique : Michael Giacchino
Disney Records - 2007

samedi 28 juillet 2007

Le génie du radio-réveil

Comme la lampe magique d'Aladdin, mon radio-réveil est habité par un génie ! Oui, oui ! Un génie !

Un radio-réveil magique ? Ça aurait pu l'être si ce génie n'avait pas la mauvaise habitude de me réveiller toutes les nuits...

Toutes les nuits, cet expert en mathématiques, suites logiques, nombres d'or et autres bizarreries horo-digitales est dans l'obligation de me faire part de ses trouvailles...

Il m'invite à regarder son écran à diodes vertes dès qu'il affiche 01:01 - 01:23 - Cherche-t-il un partenaire pour une partie de 4-21, de Yamms ? je serais partant mais à 04:04 et 05:05, monsieur le génie de l'horloge digitale, je dors... Même chose à 4:56 ! Réjouissez-vous de vos découvertes seul ou partagez-les avec la lampe de chevet. Faites-moi découvrir celle de 07:89 quand vous l'aurez formalisée mais en attendant foutez-moi la paix !

! Remember! Souviens-toi! Prodigue! Esto memor!

Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le Repentir même ( oh! la dernière auberge! ),
Où tout te dira : Meurs vieux lâche! il est trop tard!
Charles Baudelaire - L'horloge