mardi 11 septembre 2007

Mon âme idéale... mon Idylle

Mon album coup de coeur musique en cette fin d'été 2007 est DivinIdylle, le dernier de Vanessa Paradis. Vanessa revient après une absence de 7 ans... Où "il s'est passé essentiellement un bébé et 2 films et la chance de pouvoir prendre le temps de vivre et de réfléchir à comment faire bien cet album*".

Le single éponyme est déjà sur toutes les radios périphériques. A contre-courant de ce qu’on entend en ce moment, les textes très courts et entièrement en Français sont positifs et gais, une volonté de Vanessa "de rester dans le beau et ce qui fait rêver*". Des opus signés Paradis, Chamfort, Fontaine, Chédid, Fersen, Fauque et Golmanas pour les paroles, les musiques ou arrangements.

Textes positifs et gais... c’est pour ça que j’affectionne le contre-pied de Junior suite signé Didier Golmanas et Alain Chamfort un titre à la tonalité plus sombre… "Solitude et détresse*"... "ça fait partie de la vie, ça fait partie de la vie de chacun… et c’est bien de l’exprimer aussi pour l’expulser au plus vite…*" C'est aussi la chanson préférée de mon chéri - § Merci petit chef - et dans la même veine, mais bien que plus positive un autre morceau signé par Golmanas : L’incendie**.


Junior Suite - Les Piles - Divine Idylle - L'incendie**


J'connais des poissons contents

Ils ont l'air contents...
Mais qu'est-ce que j'pourrais bien faire dedans ?

Toutes ces choses qui m'viennent
Toutes ces choses qui m'quittent
Ces choses qui m'reviennent
Ces choses qui m'requittent

Faudrait qu'ça m'revienne
Avant qu'ça m'passe vite
Junior suite
Junior Suite - Alain Chamfort - Didier Golmanas

Un format très court, juste 35 minutes pour les 11 titres "pour donner un goût de revenez-y comme dirait ma grand'mère*" "...impossible de faire quelque chose de parfait, mais dans l'envie de s'en approcher, de faire quelque chose où on donne vraiment que l'essentiel et où on a presque un manque...*"

En bonus Emmenez-moi réarrangé à la façon d'un tango, surprenant à la première écoute quand on connaît l’original. Pour s'amuser de paradoxe, cette perle, douzième opus de "DivinIdylle" ne figure pas sur l’album sorti le 3 septembre dernier.

Je vous laisse la découvrir :


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*Extraits de RTL- Laissez-vous tenter du 4 septembre 2007
** VP7

mardi 4 septembre 2007

Caisse moins de 10 articles

En ce moment j’ai des envies d’emplettes au Métro plus du boulevard St Joseph de Montréal, envie de m’y acheter des Bagels, des cannes de sirop et des biscuits David en forme de feuille, fourrés au sucre d’érable (ce passage là il a fallu réfléchir un moment pour éviter à David de se faire fourrer la feuille au sucre d’érable), des envies de viande de bison et de cretons qu’on étale sur le pain juste toasté, de caissières à accent proposant un gratteux, de distributeurs à l’envers de cannettes de soda vides… Bref !

En attendant d’aller là-bas, je me suis décidé à répondre au petit questionnaire de Larkéo sur les habitudes de la ménagère partie vadrouiller au supermarché du coin.

Le coin c’est bien moins loin que le Métro plus du boulevard St Joseph on y est en 3 questions et 5 réponses:

5 choses que vous achetez à chaque fois que vous faites les courses

- Du soda,
Souvent des boissons gazeuses sans sucre aromatisées aux agrumes ou aux fruits rouges très rarement au cola. Je me rends compte que je ne bois d’eau plate qu’au restaurant ou pour dissoudre les comprimés effervescents (comprimés qui déplatisent l’eau évidemment)

- De la viande,
Du bœuf haché maigre pour faire du hachis camarguais, des escalopes de poulet pour la variante du même hachis.

- Des conserves
Oui des tomates, mais pelées et en boite, pour mettre avec la viande hachée et ou le poulet du hachis camarguais. Comment ça monomaniaque ?

- Des laitages
Un pot de fromage blanc à 0%, c’est bon pour les os et ça ne fait pas grossir.

5 choses que vous achetez de temps en temps

- Produits d’hygiène
Gel douche… une fois à la fraise.. hum celui-là est resté à St Jean ! Je préfère le parfum de lavande ou marine. J’ai voulu acheter, il y a peu, des limes à ongles je n’ai trouvé aucun conditionnement en dessous d’une vingtaine de grandes limes cartonnées que je traînerais probablement jusqu’à la maison de retraite.

- De l’épicerie
Les féculents de base : pâtes complètes et riz Basmati ou Thaï, c’est bon, facile à faire cuire, les recettes sont déclinables à souhait, ça tient bien dans l’estomac, parfait !

- Des vêtements
Comme tout le monde ! Chaussettes et sous-vêtements. Mais les pantalons, chemises, pulls et les chaussures je les achète dans les magasins spécialisés.

- Fruits et légumes
Je ne prends quasiment jamais de légumes hormis quelques patates douces, j’ai la chance d’avoir un grand potager. Par contre de fruits oui ! des pommes et bananes, des oranges, ananas et des fruits exotiques en saison, plus souvent des fruits surgelés pour mon fromage blanc 0%… ben oui le 0% c’est bien meilleur amélioré !

- Des produits de la mer
Du poisson tous les mercredis et vendredis… alors là ça dépend de l’humeur du jour qui dépend elle-même de l’étal, des prix et de la poissonnière… si c’est une braillarde, pas de poisson ! Pour les coquillages c’est souvent des bulots… à cause de la mayonnaise !

5 choses que vous n'achèteriez jamais et pourquoi

Très facile pour ce qui est des produits d’hygiène :

- Du shampoing et pour cause !

- Un peigne pour la même raison

- Du chou… bijou, caillou, genou, hibou, joujou, pou…Question de goût, mon choux ! Je n’aime pas le chou vert… mais les autres variétés passent plutôt bien.

Pour finir vite fait :

- Des revues du sport, foot et automobile entre autres, L'équipe n'en parlons pas...

- Tous les produits recommandés par une vendeuse en bout de console et qui vous interpelle quand vous n’avez pas le temps, je n'aime pas qu'on me force la main.

Direction les caisses avec leurs files d'attente interminables, et la corvée commence là !

jeudi 30 août 2007

Lady Di Dies

En rentrant déjeuner ce midi j’écoutais un journaliste à la radio qui évoquait la disparition de la princesse Diana sous le tunnel de l’Alma à Paris. Toujours les mêmes discussions depuis 10 ans sur les circonstances de cette tragédie, accident ou assassinat ? Paparazzi et Fiat Uno blanche… Il faut bien trouver sujet de discussion pendant le jogging présidentiel !

Quoi qu’il en soit et chemin faisant (pan, pan !! – pour le faisan vous l'aurez compris) je n’étais pas particulièrement passionné par ce débat d’auditeurs qui débouche rarement sur quelque chose de constructif voire d’instructif, quand le chauffeur d'une camionnette me refusa gentiment la priorité au rond-point. Maintenant c’est monnaie courante, personne ne s’arrête plus aux ronds-points ! Point commun avec ce débat s’il n’est rond il restera amusant - d’aucuns diront "c’est un signe" - : la déco de la camionnette. Amis du bon goût…
L’abbé Pierre et Lady Di herself peints à l’arrière !

J’ai juste eu le temps de prendre l’appareil photo numérique qui se trouvait dans la boîte à gants et de réaliser ce cliché. Effrayante, la camionnette des disparus ! Coluche et John Wayne pour ce que j’en ai vu sur les côtés. Je ne saurais sans doute jamais ce qu'elle transportait, j'ose espérer que ce n'était pas un véhicule frigorifique...
Pendant ce temps à la radio on débattait toujours sur un éventuel complot et j’arrivais chez moi.

mercredi 29 août 2007

Pour un même nom...





"Rêveurs d'armée"
"Le héros de maman"
"B.F.P.O"
"Le héros de maman"

Notre petit soldat
Revient des B.F.P.O.
J'ai un bouquet de fleurs violettes
Pour décorer un des héros de la patrie.

En deuil à l'aérodrome,
Le temps s'est radouci, lui est plus froid.
Quatre hommes en uniforme
Pour ramener chez lui mon petit soldat.

Qu'aurait-il pu faire ?
Il aurait pu être rock star.
Mais il n'avait pas assez d'argent pour une guitare.

Qu'aurait-il pu faire ?
Il aurait pu être politicien.
Mais il n'a pas reçu l'éducation appropriée

Qu'aurait-il pu faire ?
Il aurait pu être père.
Mais il n'a même pas fêté ses 20 ans.

Oh quel gâchis de rêveurs d’armée.
Oh quel gâchis de rêveurs d’armée.

Des larmes au-dessus d'une boîte en fer
Ah, mon Dieu, il ne devait pas savoir
Comme une poule avec un renard,
L'égo ne suffit pas pour gagner la bataille.

Donnez au petit tous les grades qu'il veut,
Et remettez-lui tous vos galons et vos rubans.
Maintenant il est assis dans son trou,
Il pourrait aussi bien avoir des boutons et des noeuds papillon.

Qu'aurait-il pu faire ?
Il aurait pu être rock star.
Mais il n'avait pas assez d'argent pour une guitare.

Qu'aurait-il pu faire ?
Il aurait pu être politicien.
Mais il n'a pas reçu l'éducation appropriée

Qu'aurait-il pu faire ?
Il aurait pu être père.
Mais il n'a même pas fêté ses 20 ans.

Oh quel gâchis de rêveurs d’armée.
Oh quel gâchis de rêveurs d’armée.
Rêveurs d’armée.
Rêveurs d’armée.

Rêveurs d’armée
Le héros de Maman

Paroles et musique : Kate Bush - 1980
BFPO : British Forces Post Office - Bureau de
Postes des Forces Britanniques

vendredi 24 août 2007

Faites sauter la grenouille !

Regardez cette femme !
Elle nous annonce du soleil toutes les fins de semaines depuis le mois de mai...
Cette femme est une menteuse !

mardi 21 août 2007

Fidèle aux Postes...

A court d’idées pour la rédaction d’un billet et plutôt que d’attendre qu’elles viennent d'elles mêmes, j’ai demandé il y a quelques jours à un ami, quel prochain sujet il aimerait lire sur mon blog.

Quand sa réponse m’est parvenue, elle était sans appel, aujourd’hui encore je ne sais si mes regrets sont plus d’avoir posé cette question ou d’avoir eu une telle réponse… Vous verrez bien quand vous connaîtrez la figure imposée !

Au pied du mur, quoi faire ? L'impasse est telle ! La passe ou la belle : rédiger le billet demandé ou oublier jusqu’à se faire rappeler la promesse de publication… Les alternatives à ma problématique sont peu nombreuses et le dilemme bien léger pour hésiter plus longtemps : ce sera le billet sur l’inspecteur Derrick !

Derrick ! Le mot est à peine lâché que déjà la moitié des lecteurs de ce blog se sont déconnectés.

Quoi dire sur cette série allemande ? Sinon quelle comporte 281 épisodes de 59 minutes tournés sur 24 saisons - de 1974 à 1998 – un record pour une série policière, battus Navarro et Columbo !

Alors qu'est-ce qui fait la différence ?

L’intérêt de cette série – s’il faut en trouver un - n’est pas d’ordre purement technique, non, c’est l’ambiance générale qu’elle dégage… par son manque d’ambiance justement. Parlons plutôt d’atmosphère ou de climat ! Après le bulletin météo de la 3 ça tombe à pic ! A pic, comme l'homme d'une autre série.

L'inspecteur Derrick est sans conteste le policier le plus apathique qui soit. Apathie non réversible, ça fait 24 ans sans compter les nombreuses rediffusions que ça dure ! Nonchalance et somnolence communicative par tube cathodique interposé Derrick est l'ami de toutes les siestes digestives de début d'après-midi, comme l'était autrefois l'ami Ricoré, l'ami du petit déjeuner. Les maisons de retraite l'ont bien compris... La tranquillité est assurée à l'heure de la vaisselle et du rangement de la salle à manger. La tête en arrière, la bouche entrouverte...

Comme chaque pot à son couvercle, Derrick à ses annonceurs publicitaires : Les monte escaliers automatisés, les protections contre les fuites urinaires, les margarines anti-cholestérol et les contrats obsèques pour les plus courants. Pages publicitaires d'avant et d'après génériques, on ne coupe pas ce feuilleton par de la pub, ça ne servirait à rien.

Parlons-en du générique ! c'est bien la seule chose qui soit un tant soit peu dynamique durant cette heure, il vous endort dès le début et vous réveille à la fin, c'est tout dire. Peu de personnes l'ont entendu entièrement vous êtes donc chers lecteurs des privilégiés, je vous laisse écouter ce curieux mélange de rythmes.




Il me reste des lecteurs ?
Autant que d'assidus à la moitié de l'intrigue teutonne ! Outch !

Mes parents m'ayant donné un minimum de savoir-vivre vous comprendrez aisément qu'il m'est difficile d'aborder ici les questions relatives au physique de ce Rudolf Valentino à la sauce bavaroise. Pourtant... et pourtant... Une photo vaut mieux qu'un long discours et mon savoir-vivre est sauf.

Lunettes en écailles, des tonnes de valises sous les yeux, l’imperméable de policier de rigueur et le complément capillaire impeccablement plaqué et gominé qui laisse apparaître les dessins réguliers du peigne... il s’en faut de peu pour sentir une eau de Cologne bon marché.

Ce qui plaît dans cette série c’est sa parfaite stabilité depuis des années, hormis les changements physiques dus au temps rien ne distingue un épisode du début à un épisode plus récent. Encéphalogramme plat. Le même rythme, les mêmes intrigues avec le même découpage - crime suivi du déroulement de l’enquête - les mêmes personnages, la BMW conduite par Harry, même le public est le même, seule la canicule nuit à Derrick ! Pas de surprise et pas de violence, tout ça plaît aux personnes âgées et au postier !

Il m'arrive quelquefois de regarder cette série et bien plus rarement encore d'assister au dénouement de l'intrigue, le sommeil m'ayant envahi bien avant.

Et au final, quand je fais le compte des lecteurs de ce billet, s’il ne m’en reste qu’un, je sais qui il est, cet exercice lui est dédié… Si c'est un ami, c'est lui...

dimanche 19 août 2007

Federico García Lorca

Je ne sais que très peu de choses de lui…
Je le ne connais que par procuration, à travers la vie et l’œuvre d'un Maître qu’il a côtoyé et qu’il a aimé, à travers ce billet de Vincent
Je sais qu’il est mort fusillé un 19 août parce qu'il était jugé provocateur et qu'il était homosexuel dans cette Espagne tourmentée de 1936 réactionnaire et engoncée dans la religion...

Federico García Lorca y Encarnación López Júlvez

Le hasard du Net m'a fait découvrir cette chanson de lui :

Ame absente

A mi querida amiga Encarnación López Júlvez

Ni le taureau ni le figuier ne te connaissent,
Ni les chevaux ni les fourmis de ta maison.
Ni l'enfant ni le soir ne te connaît
Parce que tu es mort pour toujours.

Ni l'arrête de la pierre ne te connaît,
Ni le satin noir où tu te défais,
Ni ton souvenir muet ne te connaît
Parce que tu es mort pour toujours.

L'automne viendra avec ses conques,
Raisins de nuages et cimes regroupées,
Mais nul ne voudra regarder dans tes yeux
Parce que tu es mort pour toujours.

Parce que tu es mort pour toujours,
Comme tous les morts de la Terre,
Comme tous les morts qu'on oublie
Dans un amas de chiens éteints.

Nul ne te connaît plus. Non. Pourtant, moi, je te chante.
Je chante pour des lendemains ton allure et ta grâce.
La maturité insigne de ton savoir.
Ton appétit de mort et le goût de sa bouche.
La tristesse que cachaient ta joie et ta bravoure.

Il tardera longtemps à naître, s'il naît un jour,
Un Andalou si noble, si riche d'aventures.
Je chante son élégance sur un ton de plainte
Et je me souviens d'une brise triste dans les oliviers.


Traduction originale du poème en français; Sylvie Corpas© et Nicolas Pewny© :
(traduction agréée par la Fondation et les héritiers de Garcia Lorca)

Suit la version originale par respect envers l'auteur et pour tous ceux qui sauront l'apprécier

Alma ausente

No te conoce el toro ni la higuera,
ni caballos ni hormigas de tu casa.
No te conoce el niño ni la tarde
porque te has muerto para siempre.

No te conoce el lomo de la piedra,
ni el raso negro donde te destrozas.
No te conoce tu recuerdo mudo
porque te has muerto para siempre.

El otoño vendrá con caracolas,
uva de niebla y montes agrupados
pero nadie querrá mirar tus ojos
porque te has muerto para siempre.

Porque te has muerto para siempre,
como todos los muertos de la Tierra,
como todos los muertos que se olvidan
en un montón de perros apagados.

No te conoce nadie. No. Pero yo te canto.
Yo canto para luego tu perfil y tu gracia.
La madurez insigne de tu conocimiento.
Tu apetencia de muerte y el gusto de su boca.
La tristeza que tuvo tu valiente alegría.

Tardará mucho tiempo en nacer, si es que nace,
un andaluz tan claro, tan rico de aventura.
Yo canto su elegancia con palabras que gimen
y recuerdo una brisa triste por los olivos.

Federico Garcia Lorca

lundi 13 août 2007

Bien-être

Bien-être : n.m. Invariable.

Etat d’être bien, satisfait dans ses besoins, ou exempt de besoins, d’inquiétudes ; sentiment agréable qui en résulte. ©-Larousse

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Prendre l'exit du modèle théorique de Virginia Anderson qui se casse la gueule du haut de la pyramide de Maslow. Dépressive l'artiste !

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Bien-être : n.m. très variable

Le bien-être est un état en équilibre instable ne reposant que sur peu de choses… des choses simples mais essentielles. ©-Balto

Moments privilégiés avec des personnes qu’on apprécie, des amis de toujours, des amis d’un soir d’été, des gens qu’on ne connaissait pas encore il y a une heure… avec qui on partage ces instants autour d’un verre de rosé et d’un repas simple, discutions partagées, superficielle et profonde, signes d’eau, signes d’air, des rires ou des soupirs, des regards et des sourires, un monde qu’on refait, une vie qu’on se fait. Le paradoxe du chat qui joue les chauves-souris, la serviette de bain qui s’effiloche, les chauves sourient, et les moustiques attaquent… C’est une belle journée, mais l’autre va se coucher... Je la rejoindrai peut-être… des souvenirs plein la tête.


On se quitte, on s’embrasse, signes de la main, dernier rond-point

Merci.





dimanche 5 août 2007

Merci petit chef !

Alors qu’une souris dans leur cuisine ferait grimper sur la table la plupart des ménagères, hier elles couraient toutes avec leurs mioches s’enfermer dans les salles obscures des cinés de quartier ou des complexes UGC pour aller voir… un rat !

Des seaux de pop-corn dans les mains, sans doute pour amadouer la bestiole, papa, maman, et les enfants étaient là.

Je sais bien qu’on peut aller voir un film Pixar les yeux fermés, enfin façon de parler… Raison de plus quand les critiques à la radio et à la télé sont plus qu’élogieuses, qu’on aime ce genre de distraction du samedi soir et qu’en plus vous avez un chéri qui fait une voix du film… à peine quelques secondes… écoutez-le… c’est lui qui parle juste au début. Et voilà qu’on se retrouve au milieu de la joyeuse ambiance familiale d’un samedi d’été au ciné plutôt que… que quoi d’ailleurs ?

Un rat dans une cuisine qui court autour des plats, se cache dans les réserves et tripote la nourriture avec ses pattes, même lavées… pouah ! Quelle vision les Américains ont-ils donc de la cuisine française et de l’hygiène dans nos restaurants ?

Avec Rémi le héros de ratatouille on fait complètement abstraction des ces questions bassement matérielles d’hygiène, le message ici c’est Gousteau, le chef 5 étoiles, qui le révèle : "Tout le monde peut devenir cuisinier !" Même… un rat ? Cette petite pensée quasi philosophique est expliquée par Ego le critique gastronomique à la fin du film : "Non pas que tout le monde deviendra un chef mais que la réussite profite à ceux qui s’en donnent les moyens. Soyez inventifs ! " et Rémi d'expliquer : "J’ai toujours été convaincu qu’en travaillant dur, avec un petit peu de chance, ce serait juste une question de temps avant qu’on découvre mon talent !"

Techniquement tout est parfait. Le Paris de jour et de nuit, des quais de Seine au canal St Martin, les arbres aux couleurs de l’automne, les 2cv, les DS, et les fourgonnettes Citroën comme on n’en voit plus, So typically French ! Ooh-la-la !
Des personnages attachants aux voix françaises parfaitement choisies Jean-Pierre Marielle, Camille ou Thierry Ragueneau, une animation fluide, jusqu’à se demander "comment ont-ils fait pour suivre avec une caméra la course effrénée de ce rat dans cette cuisine encombrée ?", des rendus de couleurs et de textures incroyables, le pelage bleuté de Remi, les mouvements d’eau…

L’histoire est bien ficelée, les personnages touchants, dialogues écrits au fil et qui savent vous tirer une larme quand il le faut… "Vous êtes tous les mêmes !" Nous dit Colette. Et pour apaiser les grand méchant et petit hargneux, toujours la même recette de la madeleine de Proust… ça tombe bien il est question de cuisine dans ratatouille ! Rat-a-Too-ee ! Dans la VO.

Les rêves des amoureux sont comme le bon vin
Ils donnent de la joie ou bien du chagrin

Le choix de Camille pour illustrer la BO est judicieux, sa voix est acidulée et un brin espiègle comme le petit rongeur, et puis ça change de toutes la gamineries dont nous avaient habitué les studios Disney par le passé. J’ai mis "le festin" à l’écoute… Une petite valse sympathique avec un brin d’accordéon comme j’aime.

Alors si j'ai un conseil à vous donner, faites comme Rémi : Courez et dégustez cette merveilleuse recette !




Le Festin,

Les rêves des amoureux sont comme le bon vin
Ils donnent de la joie ou bien du chagrin
Affaibli par la faim, je suis malheureux
Volant en chemin tout ce que je peux
Car rien n’est gratuit dans la vie...

L’espoir est un plat bien trop vite consommé
À sauter les repas, je suis habitué
Un voleur, solitaire, est triste à nourrir
À nous, je suis amer, je veux réussir
Car rien n’est gratuit dans la vie...

Jamais on ne me dira que la course aux étoiles, ça n’est pas pour moi
Laisser moi vous émerveillez, prendre mon envol
Nous allons enfin nous régaler...

La fête va enfin commencer
Et sortez les bouteilles, finis les ennuis

Je dresse la table, demain nouvelle vie
Je suis heureux à l’idée de ce nouveau destin
Une vie à me cacher, et puis libre enfin
Le festin est sur mon chemin...

Une vie à me cacher et puis libre enfin
Le festin est sur mon chemin...
Musique : Michael Giacchino
Disney Records - 2007

vendredi 3 août 2007

Gynécocratie de l’ombre et attractions désastres

Il y a des chansons qu’on entend à la radio, de ces chansons aux mélodies légères et aux paroles amusantes qu’on fredonne sans vraiment faire attention à ce qu’elles racontent. Un jour, on les écoute et un rien nous fait réaliser qu’elles ne sont pas aussi légères qu’il y paraît. Oui ! Un rien, un détail, un petit quelque chose qui aurait agi comme le ferait le révélateur sur l'image latente d'une pellicule...

En fait c’est juste le billet de Vincent sur la Feurst Lédi qui me fait écrire celui-ci... Ce n’est pas à proprement dit le révélateur de cette image latente dont j’ai parlé plus haut, mais juste un prétexte à l'écriture.

Sans faire référence explicitement à des personnages connus comme lui l’a fait, on se demande qui fait quoi et qui ou quoi manipule qui ? Ou de l’influence de la femme dans la vie des Hommes… De la corrélation qu’il existe entre le pouvoir, l’argent et l’amour… Piouf ! L’amour dans tous les sens du terme (dans toute l’essence du therm…) comme vous voudrez bien le comprendre. Et là, j'en reviens de suite aux chansons... Restons légers !

Je ne parle pas de Dave, même si en me torturant les méninges je pourrais extraire un quelconque message philosophique à Vanina "...rappelle-toi que je ne suis rien sans toi-ha-ha ! …"

Dans ces chansons, que je dis "légères" et qui pour moi résument à elles seules l’histoire du monde je mettrais "Sous les jupes des filles" d'Alain Souchon et "Si la photo est bonne" de Barbara. Cette dernière collerait plus à l'actualité française du moment... Il y en a sûrement des centaines d’autres mais bon c’est mon choix, c’est mon blog...


Si parfois, ça les gène et qu'elles veulent pas
Qu'on regarde leurs guibolles, les garçons s'affolent de ça.
Alors faut que ça tombe:
Les hommes ou bien les palombes,
Les bières, les khmers rouges,
Le moindre chevreuil qui bouge.
Fanfare bleu blanc rage,
Verres de rouge et vert de rage,
L'honneur des milices,
Tu seras un homme, mon fils.
Paroles et musique : Alain Souchon - 1993





Moi qui suis femme de président,
J'en ai pas moins d'coeur pour autant,
De voir tomber des têtes,
A la fin, ça m'embête,
Et mon mari le président,
Qui m'aime bien qui m'aime tant,
Quand j'ai le coeur qui flanche,
Tripote la balance,
Si la photo est bonne,
Qu'on m'amène ce jeune homme,
Paroles et musique Barbara - 1965




Alors, démocratie ? Gynécocratie de l'ombre ? Je n'ai ni l'envie ni la compétence à apporter ici de réponse... il n'y a que deux textes qu'il m'amuse d'entendre en ce moment et qu'importe le manipulateur, puisqu'au final les manipulés sont les mêmes et qu'ils semblent aimer ça...
"... et puis t'es cocu, t'es cocu, et t'en redemandes"
Les Bronzés font du ski